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31 octobre 2009

1

Il faut bien commencer par un endroit,ou un autre...Mais soyons bref,clair,histoire de ne pas aller à droite,à gauche.

Je croyais être..Une "maxime" de Descartes dit "je pense donc je suis",selon lui l'une des 1ères verités,et,une locution grec dit "Connais toi toi même". Peu simple.Tout commence par ici, de fait...

Deux mois.Flash back...Peut-être que tout commence,il y a deux ans,en mars 2008,avec le premier tatouage.Aiguilles..4 heures sous la peau.Masochisme ou plaisir de la douleur pour un resultat aussi fort émotionnelement?Va savoir.Parce que,je ne suis pas masochiste..Pourtant,j'aime savoir jusqu'ou je pourrai supporter la douleur: chaussures hautes de 13cm,arrêter ma respiration quelques instants(!).Et puis,tellement de choses que je n'aime pas en tant que telles,mais que j'aime lorsque je repousse les limites du supportable.Dire stop lorsque l'on se met physiquement en danger..La limite en somme.Parce que,5 tatouages,dont deux sur le ventre..Le ventre,là où toutes les sensations sont les plus prononcées,les plus douloureuses.1h30 d'aiguilles...Oui,pour le resultat.Des larmes de douleur,mais un resultat.Melange de douleur,de plaisir,de fierté...

Deux mois.Une recontre..Et une autre.Quelque part,au confin de C&C...On songe toujours à son soi-même.Dominer.Se faire attacher. Je cherche avec un delectable plaisir cette si mince frontière entre avoir mal,et faire mal.Depuis quelque temps d'ailleurs,je me dis,en repenssant,à une réplique du film Fight Club "on aime toujours ceux qui nous font du mal". Peut-être faut-il remonter bien plus loins dans les souvenirs..16 ans,voir plus.Un père...Fantôme de colère et de haine dont on veut à tout prix obtenir un regard de fierté. Aujourd'hui,ce regard jamais offert a fait de moi une boule de nerfs qui à la force des années sait partiellement se controler.

Les mains tremblent.Ces mains qui ne demandent qu'à tenir des aiguilles.Ce coeur qui bat constamment trop vite.Ce muscle cardiaque qui exprime toutes les émotions.Pas de larme,pas de colère,pas de haine..Rien de trop visible en somme.

Bref.Un claquement de martinet que je donne.Des cordes artistiquement posées sur mon corps. Mais aujourd'hui j'en veux plus,encore plus...

Attente,patience,maitrise.Deux mois.j'y arrive enfin.Alors,merci..

-Miss Charlotte.-

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06 novembre 2009

2 [Julie]

Il était étrangement tard, quelque chose comme 4h du matin.Je n'avais pas vu passer le temps,et pourtant,je savais que j'avais des obligations ailleurs.

Je rentrais chez moi,avec l'envie d'un café..Porte enfoncée,je courrais dans ma salle de bain, histoire de voir à quoi je ressemblais. Soupir... Mes mains couvertes de sang,et mon visage..Simplement marqué d'un essouflement. "tu prendras plaisir à le tuer après ce qu'il t'a fait.Lâche toi!".Oui...Enfin bref,le mal est fait à ce qu'il parrait.

Je me posais sur mon canapé,essayais vaguement de fermer les yeux,de revisualiser la scène.Rien de chauchemardesque.Non...Pourquoi toujours rejouer,constament, ce qui est supposement choquant. Mon portable se mit à vibrer (non je ne l'avais hélas pas étteint).Une fois,deux fois,trois fois. Soupir...

"-ouaip.

-Tu peux venir s'il te plait?"

Julie.En sanglot.Encore.Et je suis sa meilleure amie.

"-Qu'est-ce qui ne va pas?

-arrête!J'ai une boite de valium à côté de moi,alors monte, merde!

-Tu me dis d'abord pourquoi tu chiale..Il est presque 5h,et j'ai besoin de dormir.Soirée longue..

-Il ne m'aime plus...

-ça fait 6 mois...6 mois que tu menace de prendre du valium,6 mois que tu m'apelle pour me dire ça."

Depuis mon telephone je l'entendais ouvrir une boite de comprimés.Merde.

Je courrais dans la salle de bain me laver les mains..Doucement.Seul moment ou je pouvais savourer quelque chose qui ne pouvait l'être.

Je montais jusqu'à la porte de l'appartement de Julie..Je m'assayais finalement sur son palier,et fermais les yeux.

Chaque chose en son temps...

-Miss Charlotte-

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3 [Une famille Unie]

C'était un soir de noël...Etraintes familiales qui donnaient l'air d'être sinceres,sourires et conversations de rigueurs,ainsi que les habituelles bulles de champagne.

Oui,tout était hypocritement parfait...Toutefois,on savait qu'une personne manquait.Celle toujours à l'écart, qui ne parle pas et juge,celle qui nous fait comprendre que nous sommes de miserables menteurs. Celle qui nous dit que le mot famille est aussi vrai que la gentilesse d'un nazi. Cette personne qui nous faisait souffrir de ses immondes insinuations que nous savions vraies.

Alors j'ai fait ce que j'ai pu.Je l'ai étouffé comme j'ai pu.Ho, ça n'a pris que quelques minutes. Le temps de lui clouer les yeux pour que son odieux regard ne puisse plus nous cruter. Et le temps de l'étouffer pour qu'aucuns de ses soupirs ne puissent plus nous gener.

Oui...Ce soir il manquait une personne.Mais ce soir, nous pouvions être une famille négativement parfaite et en être fière.

-Miss Charlotte-

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14 novembre 2009

4 [Serpent]

Par où commencer?Hum,d'abord,je reprends mon soufle...Mets un peu de musique.Ludovico Einaudi fera l'affaire (http://www.deezer.com/listen-559016 )..Mes larmes se retiennent, ma joie reste interieure.

Voila presque 3 mois que le temps commence à penser mes blessures,et tant bien que mal, m'aide à chasser mes demons,si nombreux soient-ils.

La première fois que je suis venue à C&C,je decouvrais, je voyais. Mais,la saveur du plaisir charnel,cerebral,n'était qu'à l'état de germe. Et puis, quelques semaines ont suivies, les envies se font formées, plus intimes,plus vraies.Mes yeux ont commencé à s'ouvrir sur ce monde qu'ils ont toujours vu de loins. Mes sensations se sont fait plus intenses.Je commençais à me retrouver.Retrouver cette personne, tatouée, avec la peur de lui faire mal.Cette personne enfouie en moi,qui ne demandait qu'à revoir le jour..Perdue depuis quelques temps par la haine,par les pleurs de la non reconnaissance de son père. Mais il suffit.Il en est assez de rester cloitré entre deux portes d'indécision dont on a les clefs...

Vendredi 13 novembre 2009

une journée bien particulière...Savais-je que mes sensations se feraient une presence à fleur de peau? Savais-je que j'oserais ne pas taire mes envies (ou du moins quelqu'unes)? Pietiner,user de mes talons pour voir jusqu'ou il pourrait supporter la douleur,pour moi..L'entendre resister,entendre de la jouissance dans cette douleur,dans cette resistance.Le mordre et voir de jolies marques qu'il aime autant que moi.Le voir se depasser.Pour moi.Moi qui m'enivre de se depassement,de sentir qu'il va au dela de lui même,en ayant mal. Delicieusement mal...

La jouissance..Mes yeux,ouverts,mes oreilles affutées,je l'écoutais parler avec l'un de ses "amis",E. Lui qui, peut-être sans se rendre compte de la l'impact de ses mots sur "Moi",me parle librement de la relation BDSM,en parlant d'un pathos,de quelque chose de visiblement anormal,tandis que j'observais cette jeune femme attendant son maître.Je l'observais,et dans l'ensemble de ce qu'elle representais,de ce quelle avait fait quelques instants auparavant,je la trouvais d'une incroyable honnêté...Contrôle et jouissance. Quelque chose de tellement fort ressortait de sa position,d'Elle.

Et puis,les choses ont pris un chemin qui restera certainement à jamais present dans ma memoire..Le temps apporte parfois des rencontres que l'on ne fait peut-être que très rarement dans une vie. La transmission, la confiance,un don.Lui,cet ami qui,du moins selon mon ressenti, n'est jamais loins,dont nos deux histoires respectives m'en fait m'en sortir proche...Ce présent qu'il m'a fait hier soir,cet objet -dont je n'ai encore pu prendre la mesure,sourire-,clef d'un chemin fait de respect vis à vis de soi, mais aussi clef d'une histoire precedente qui devient nouvelle -dont j'espere qu'il me parlera un jour-,m'a donné une confiance en moi jusque là inconnue. Confiance et apaisement.Je l'avais déjà vu user de cet objet,d'un mouvement felin.j'avais vu ce regard de jouissance, jouissance que je commence à connaître interieurement. Depuis cette rencontre, indecise la 1ère fois, j'ai trouvé un ami,puis, un "frère".Mais surtout un mentor.

Se regarder en face,regarder son "Je"...Me voila apaisé.Il n'est plus temps de fuir.Ni les autres,ni soi-même..

-Miss Charlotte-

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21 novembre 2009

5 [De la substance des actes,de la vérité humaine,de la douceur/douleur des émotions...]

Avancer,voir,devenir ce que l'on est,depuis la decouverte jusqu'à l'acte,le tout construit par la substance et non les mots dit,les non dits tel un malaise qui pourrait s'installer...Lui,soumis,qui me voit,me touche,me sent, accepte mes morsures,et autres envies,jusqu'au serpent...

Le Serpent..Fouet de mon mentor il y encore peu,actuellement mien.Les mots ne peuvent decrire mes premiers gestes, encore moins ce que j'ai pu ressentir à le donner [à lui donner]mais je vais tenter de me souvenir au plus véritable.

Substance véritable,voyage des sens. Oui,tout n'était plus que sensations..Vertige,impression de decoler du sol,comme si tout ce qui m'entourait n'était plus qu'une image,et je luttais tant bien que mal pour contrôler mes émotions,ne pas faire un faut geste trop dangereux..Les mots de Ph. resonnaient dans les meandres de mon esprit "Trouve la bonne distance, ne laisse pas tes émotions prendre le dessus".Peu à peu,je me laissais aller à decoler du lieu, des sons -ormis celui du fouet!-,prennais la mesure de mon bras,de ma taille,ne voyant plus que lui et le Serpent.Je savais mes gestes encore à l'état de germe,et pourtant,je faisais en sorte qu'il soit les plus doux,tentais de les placer sur des endroits faciles d'accés,de manière à pouvoir y placer de jolies marques...

Substance,Voyage.Par ce fouet il m'a offert ses émotions,sans que je m'y attende."Tu m'as manqué",les larmes aux yeux...De sa part,je prend cela comme un trèsor,et ses mots ont resonné,comme des échos..Mais,de trop..Beaucoup trop.Mes emotions,les miennes,tellement bonnes,agréables,d'un coup,parasitées par les siennes melées à des baisers qu'aujourd'hui je ne veux plus/ne peux plus accepter...Lorsque ses yeux ont à nouveau croisé les miens,me sentant soumise et non plus dominante de cette situation,j'ai fuis.A nouveau...Par le besoin de vivre pleinement la douceur de ma decouverte du Serpent,par le besoin de ne pas étouffer par une situation de partage trop expensif..j'ai simplement fuit pour aller "transmettre" un peu de mon enivrement à mon mentor, seul/unique personne en qui j'avais confiance sur l'instant présent..

Je reprenais mes esprits,il se faisait bondager,l'occasion de continuer à faire peu à peu le Serpent pleinement mien,était donc idéal.Je voulais partager de façon inéluctable,ce don,cette substance avec lui..Second voyage,je me sentais totallement dominante,je me sentais parfaitement bien, mes sens étaient affutés,et je continuais jusqu'à l'enlevement de ces artistiques cordes...Voyage...Où étais-je?Loins,très loins.Et pourtant bien là.Je sentais les premices de ce que je cherche dans ce rapport BDSM.. Melange de partage,dont de soit,substance de l'essence humaine..Là où les mots sont inutiles,là où faire la part des choses est plus que necessaire,là où la beauté s'apprend à deux..Lieu où les émotions ne peuvent être partagées de façon expensives.Là où je suis Seule,seule à tenir le Serpent.

De la substance,de la beauté humaine,de la douceur...L'appaisement,le besoin de verité.

-Miss Charlotte-

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06 décembre 2009

6[Quand le passé ne reste qu'un souvenir]

Du besoin de verité nait la substance...Puis je me vois telle que je suis,sans artifice,en plein apprentissage d'une reconnaissance personnelle,et..Je me sens bien.Je tiens le Serpent,et progressivement je comprends. Me voila à la frontière entre mon passé et mon prèsent.L'un renforce ma haine et mes larme, l'autre m'appaise. Mon passé...Nombreuses sont les erreurs,indenombrables sont les regrets.Mais à quoi bon? Est-il encore temps de le laisser influencer ce prèsent?

"Deviens ce que tu es",selon Nietzsche...Oui,aussi dur qu'il puisse être, le passé n'existe plus.Ne jamais oublier, mais,se plonger dans le prèsent.J'accepte et assume,il est temps d'arrêter de se faire du mal par cela. Ce qui a été fait et dit durant cela est du à une situation particulière,et je ne peux plus/pas en vouloir à personne."les choses auraient pu être autres"..Mais ça n'est pas le cas,et ça ne le sera jamais,et il n'est pas question de vouloir le changer.Autrement,mon prèsent ne serait pas le même...

Il y a de cela une semaine,j'ai clos ce que je croyais pouvoir être une veritable relation D/s.Image,souvenir d'un homme s'étant essayé à ce qu'il n'était pas.Les mots et les regards formaient un melange de malaise,d'incompréhension mutuelle,avec pour mot maître "verité". Je crois,que c'est par ce chemin là que l'on ce connait,s'accepte tel que l'on est.

Le Serpent...C'est une nouvelle histoire qui a commencé,une nouvelle histoire à construire qui m'a été offerte. Aujourd'hui,je commence à comprendre l'entière beauté de cette transmission,et ses enjeux.Il était une chose de savoir que je suis la seule à le tenir, une autre de le comprendre.

Merci,Ph.,mon mentor, d'être là,d'avoir fait cela pour moi...

-Miss Charlotte-

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20 décembre 2009

7[de l'épanouissement humain]

Voila un moment que je n'avais pas posé quelques mots ici...De ce moment sans mots,des choses me sont arrivées..Agréables,merveilleuses,tandis que d'autres m'ont fait comprendre de primordiales necessités.

D'abord, il y a eu la cosy party,un moment d'une rare beauté,alors entouré de ceux que j'aime, qui me comprennent,m'aident simplement à être ce que je suis...Je ne me souviens pas avoir eu de trac,mais je me souviens des étoiles encore presentes au fond de mes pupilles.Je me souviens de ses cordages,de l'épanouissement de Nawa-San,de notre épanouissement...De 27,si belle encordée...Des mots de mon Mentor, toujours rassurant,toujours touchant.Des mots d'un homme qui sait qui je suis.Les mots d'un frère... Je me souviens aussi de chacunes de mes sensations lorsque prise par les cordes. D'abord suspendue. Cette sensation de vertige,de ne plus avoir de poids,de voyager..Très loins,dans un monde de jouissance,ayant vaguement conscience des bruits du public prèsent. Les bondages se sont succédés,tous plus agréables les un que les autres. J'étais simplement bien,comme si le monde qui m'entourait n'était qu'un simple objet... Je me souviens aussi de ces Geishas,de ce qu'elles ont fait renaître en moi.. Je n'ose que rarement le dire,cet amour du Japon,de l'asiatisme.De la raison de mes deux kimonos vietnamiens,de mon amour pour l'art Samouraï, de mon amour pour le tatouage traditionnel japonais,de ma fascination pour la beauté des Geishas. La grâce,la pureté absolue...Dominer par la pureté.Une envie,enfouie au plus profond de mon être,que je n'ose l'avouer.Le Serpent, ce prolongement de mon bras,me donne à nouveau la vision de ce chemin..

Et puis...Me voila aujourd'hui accompagnée d'une personne qui fait progressivement son chemin dans mon coeur,qui progressivement gagne mon amour.Loins du BDSM (quoi que soumis-sourire/rire-),mais juste humain..De cette generosité, de cette tolerance,de cette quasi-inocence..Il est simplement là, "pour Moi",écoutant chacuns de mes mots,me regardant dans les yeux sans jugement,m'ayant touché."je ne veux pas savoir ce que tu as été dans ton passé,je suis avec toi,là,celle que tu es aujourd'hui,maintenant".Lui aussi soigne mes blessures, lui aussi est effectivement là. Et je sais que ce sont ces trois mois,que mon chemin dans mon monde,dans le BDSM y a largement contribué.Me voila sur le chemin de l'épanouissement, celui que je n'osais plus vouloir.Il est enfin là..Ce visage que je ne me connaissais plus..Ces rires, ces sourires qui n'étaient plus present depuis si longtemps.Cette envie profonde de vivre,d'aimer qui progressivement prend la place de ma tristesse et de ma haine...Quelle jouissance!

Mais,et parce que tout nirvana a un petit hic,voila que je sais qu'il est aussi temps d'avouer certaine chose. parce que j'ai conscience que même si j'ai accepté mon passé,que je le sais douloureux,bel et bien terminé,ce n'est pas le cas de tout le monde..D'autant plus lorsqu'il s'agit d'une mère.Parce que je sais aussi qu'elle ne me connait pas.Que ses colères continuent à me faire sortir de mon état calme,que ses colères continuent à me faire avoir des réactions que j'estime aujourd'hui inacceptables.Parce que des mots qui ne sont fait que pour blesser continuent à me faire réagir...Tout cela attise/attisait ma haine, renforce/renforçais ma tristesse.C'est aujourd'hui inacceptable."SSSS",siflerait mon Serpent...

Toujours est-il que...Me voila accompagné de ma famille "de coeur" (pour reprendre les mots d'une amie qui m'est aujourd'hui precieuse),et de Lui.Heureuse...

Sur le chemin des Geishas-Samouraï (si cela est possible-rires!)...

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11 janvier 2010

8 [du bonheur humain]

A mon BDSM,à tous ceux que j'aime,qui viceralement,me manquent...

Voila donc,presqu'un mois, que je n'ai pas utilisé ce fouet qui m'est si precieux.Ce mois m'est comme une impression de vide, comme lorsque l'on tombe de très haut,sans savoir quand est-ce que s'arrêtera la chute.Mais cette chute,aussi haute soit-elle n'est reste pas moins delicieuse..Elle m'a permise de developper ma relation amoureuse.Et j'en ai étrangement peur...Peur de faire un faut pas, peur de le decevoir, peur d'aller trop loins.Peur de ne pas me maitriser.Et,c'est certainement là qu'intervient mon BDSM. Là, qu'un enseignement de quelques mois, d'un mentor qui n'est,je le sait,jamais loins, prent toute sa place.Par ce chemin que je sais que jamais que son dos ne sera touché par les "crochets" de mon Serpent, par ce chemin que j'arrive en fait à faire la part des choses.Je l'ai toujours dit ce "faire la part des choses".Certainement facile lorsque l'on est pas sentimentalement attaché à la personne en face de soi,j'en prend conscience...Aujourd'hui c'est à moi de le mettre en pratique,et c'est finalement cette maitrise qui m'est toute nouvelle, cette maitrise qui me prend aux tripes qui m'a aidé à combler ce manque de BDSM.

Deux mots me viennent alors.Patience et respect.Pour Lui,...Mais que dire de Lui..Amoureuse. Pour eux, ma famille.Et puis,pour moi.Aujourd'hui à quelques jours de reprendre. Patience. Le fouet qui me demange. On pourrait presque parler de drogue..rire..J'ai passé ma journée à me contenir pour ne pas eclater en sanglots.  Drôle,agréable de se dire que c'est en effet d'une part de moi dont il s'agit..

Il fait parti de moi,tout comme le BDSM.

Puis-je "enfin" dire JE SUIS sadique,JE SUIS une domina?... Puis-je dire "Je pense donc je suis?"...Puis-je dire, JE SUIS amoureuse?

huuum... :)... peut-être. Mais je peux simplement dire que JE SUIS HEUREUSE :)

-Miss Charlotte-

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14 janvier 2010

A P...

La maitrise…La colère. L’impatience. Le désir. Le manque. Un mot : vivre. Une sensation physique : une petite boule logée au fond du ventre. Tout à fleur de peau. C’est comme voyager, partir d’une entre, en ressortir, sentir l’air caresser sa peau, sentir une larme perler sa joue. Vivre, tout simplement.

Aimer. Quelque chose de profondément nouveau parce que simple, sans la moindre prise de tête, sans se demander de façon constante si l’on est juste…Regarder par la fenêtre et se dire « ou est-ce que je me trouve ? »...Un chemin que j’ai pris il y a quelques mois, fait de délectation, de prises de consciences sur moi-même, aidé, et aimé, devenue amoureuse.

J’aime à me souvenir de ce vendredi 13 novembre…Je crois qu’il est temps de mettre des mots sur les sensations, les ouvertures choisies, parce que, j’en parle régulièrement de ce que tu m’as transmis, offert. Parfois j’aimerai pouvoir dire « je ne suis qu’une gamine de 19 ans, juste une gamine », une manière de ne pas se mettre en porte à faut, de pouvoir faire des erreurs, dévier de ses propres directives et mettre cela sur le compte de « je suis jeune, etc. »… Sauf qu’effectivement se serait mentir/ se mentir, se contredire, et surtout ne pas savoir ce que l’on veut.

Je sais, par la force des choses, par ce besoin de ne pas être enfermé dans ma propre enveloppe, -de façon progressive- qui je suis/ je veux être. J’en ai une image plutôt claire, sans aucunes parties qui ne soient floues, mais il n’en reste pas moins que…Un mot fait défaut : confiance… Confiance en soi… Je ne connais pas tellement cet état, et, lorsque j’y touche, c’est parce que l’on m’y a poussé.

Vendredi 13 novembre 2009... Je me souviens de l’émotion qu’il y avait lorsque tu m’as dit que tu me transmettais le serpent, quelque chose d’assez proche de l’étourdissement. Ma vie qui jusque là n’avait encore jamais été faite de transmission due à l’amitié, à la confiance, à d’un coup connue une saveur « autre ». Je n’arrive pas à pauser de mot dessus. Le fait de se sentir grande, pleinement sur de soi, en somme de sentir purement dominatrice, intérieurement quelque chose d’incompréhensible, un vertige qui survient.

« JE SUIS ».Oui, je suis… Combien de jours, de semaines, de mois...Une vie pour savoir qui l’on est ? On se détruit volontairement pour cela, prenant souvent la mauvaise route pour toucher à ce petit quelque chose qui fera de nous, de moi, une personne accomplie. J’entends par là, juste quelqu’un d’humain. La colère. Cet état là, oui je le connais…19 ans d’un cadre familial étouffant, avec en soi une clef pour ne pas continuer à crier encore, mais prise en main il y a trois mois seulement. Je t’ai rencontré Toi, mon ami, mon frère. Un homme qui ne se cache pas derrière quoi que se soit pour dire les choses telles qu’elles sont. Je baigne dans un monde adulte où la plus part ne peuvent se regarder en face sans exprimer du mépris, s’arguant à tout va qu’ils ne s’aiment pas, ne faisant rien pour arranger les choses. Le temps est long, cours, mais je crois qu’il n’est pas universel, juste une croyance qui nous détache du passé, présent, futur… Mais c’est ce même temps qui me fait dire que tu me manque, que ce mois, retenue par mon dit cadre familial n’a pas toujours été simple.

Je suis avec Lui…Il est compréhensif, simplement là. Je lui prends la main et lui dit qu’en chacun de nous il y a un dominant ou un soumis, un masochiste ou un sadique. Je lui dis que c’est l’essence même de l’être humain…Et puis, je lui dis que le BDSM m’a permis de m’ouvrir, d’aller vers les autres. D’ouvrir les yeux…Que j’ai aussi eu la chance de rencontrer LA et les bonnes personnes dans ce monde. Lui…Son regard semble se plonger dans le mien, il écoute ce que je lui dis avec curiosité, sans une once de jugement.

1 mois…Oui, c’est cours, mais tellement long, j’en ai conscience. Mais, tu sais, aujourd’hui je ne crois pas qu’il s’agisse de ce que je recherche dans le BDSM, mais simplement de ce que je suis. Ce n’est pas une ligne directrice que de se dire « une construction à deux, pure, avec un don de soi… » Entremêlé de sadisme…Ce n’est pas une recherche…Je le comprends à présent. C’est ce que l’on est au fond de soi. On n’échappe pas à ce fameux « je suis ».

Merci…A Toi que j’aime de tout mon cœur.

-Miss Charlotte-

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01 février 2010

10 [A une amie...]

Les mots...Quel réel poids ont-ils quel impact une voix, douce, peut elle avoir en articulant "je t'aime"? Je ne sais pas vraiment...Dans mes études, littéraires, j'ai étudié une pièce qui m'a profondément marqué, "Roméo et Juliette". Cette pièce particulièrement connue de son titre, mais finalement si peu connue de sa signification, de ces mots...Roméo et Juliette n'est pas une tragique histoire d'amour, si elle devient tragédie ce n'est que par l'égocentrisme, par l'impatience du dit Roméo, bien différent de Juliette. Ces deux personnages ne vivent pas dans le même monde: Roméo n'utilise les mots que pour le paraitre, pour la séduction, Juliette, elle, vit dans la substance, dans ce qui est essentiel...

Je n'ai jamais réellement su dire "je t'aime", et je ne l'ai jamais vraiment cru lorsque l'on me le disait...Comment croire de simples mots? Comment croire lorsque 5 minutes plus tard les actes ne coïncident pas avec les paroles? Comment croire...Ou plutôt, comment savoir...Comment être sur...Je n'en sais strictement rien. Toutefois, aujourd'hui je suis sur de plusieurs choses...

Mon chemin, j’en suis sur. J'aime. Je l'aime jusqu'à mes chaires..je t'aime d'une amitié sans limite, tout comme j'aime Ph., mon Mentor...,Nawa également, Princess... Je le sais.

Je ne sais pas de quoi sera fait demain, et quand j'y pense, j'en ai plutôt peur...Mais, qu’importe? Je ne veux pas savoir. Le passé...Le futur...Ce ne sont que des temps, ils n'existent pas, et finalement qu'est-ce qui compte? Maintenant, là...Une main posée sur une joue qui veut simplement dire "je t'aime...Je t’aime, tout simplement" .Un fouet, qui veut dire "nous sommes ici, juste ici, et nous existons de nos chaires...".

Je sais que les mots sont trompeurs, et j'aimerai que les actes soient tellement plus nombreux pour que ces mots existent de leur substance.

"Alors, de ces mots..."

-Miss Charlotte-

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